Lancement de la 4ème campagne d’immunisation des nouveau-nés et nourrissons contre les bronchiolites : les professionnels de santé de Nouvelle-Aquitaine se mobilisent


Deux stratégies alternatives sont disponibles pour protéger le nouveau-né et le nourrisson d’une forme grave de bronchiolite :

  • La vaccination de la mère pendant la grossesse entre 32 et 36 semaines d’aménorrhées (SA) ;
  • L’administration d’anticorps monoclonaux à l’enfant dès la naissance ou en rattrapage pour les enfants nés avant la campagne d’immunisation.

Population concernée

Retrouvez dans le tableau ci-dessous le mode d’action, la population cible, les professionnels habilités à prescrire et administrer les traitements et la prise en charge financière des traitements préventifs.

*nourrisson ou nouveau-né demeurant vulnérable : enfants nés à 35 SA ou moins et de moins de 6 mois au début de l’épidémie saisonnière de VRS. Enfants de moins de 2 ans ayant nécessité un traitement pour dysplasie bronchopulmonaire au cours des 6 derniers mois. Enfants de moins de 2 ans atteints d’une cardiopathie congénitale avec retentissement hémodynamique

Visuel extrait du mémo « Bronchiolites à VRS » de l’OMEDIT Nouvelle-Aquitaine.

Retour sur les précédentes campagnes d’immunisation

En Nouvelle-Aquitaine, l’adhésion des parents dont l’enfant est né pendant les précédentes campagnes d’immunisation est, depuis plus de 3 ans, supérieure à 75%. La première campagne d’immunisation a été marquée par une adhésion très forte de la part des parents et la dynamique se poursuit (taux d’adhésion respectifs depuis 2023-24 : 75,7%, 80,5% et 89,0%). L’augmentation du recours au vaccin maternel est également à noter.

Chez les enfants concernés par le rattrapage, i.e. les enfants de moins d’un an nés avant la campagne d’immunisation, la couverture a été estimée en Nouvelle-Aquitaine à 59,7% lors de la précédente campagne d’immunisation, contre 48,9% en 2024-25 et 13,0% en 2023-24. Le recours au rattrapage par anticorps monoclonal est donc à renforcer afin d’assurer que l’immunisation soit proposée et acceptée pour l’ensemble des nourrissons concernés.

Depuis la 1ère campagne d’immunisation en 2023-24, en Nouvelle-Aquitaine, selon Santé Publique France, une baisse des indicateurs épidémiologiques relatifs à la bronchiolite a été observée. La proportion de nourrissons de moins de 3 mois parmi les cas de bronchiolite vus aux urgences et hospitalisés et le taux de positivité au VRS ont diminué au cours des trois dernières saisons par rapport aux années pour lesquelles la campagne d’immunisation n’était pas mise en place. A titre d’exemple, la proportion d’enfants de moins de 3 mois parmi les cas de bronchiolite hospitalisés est passée de 50% avant les campagnes de d’immunisation (jusqu’à 2022/2023) à 38% lors des campagnes d’immunisation (moyenne observée lors des 3 dernières campagnes)

Pour en savoir plus, retrouvez : 

Rédaction et contribution :

Dr Blandine MALBOS, pharmacien OMEDIT Nouvelle-Aquitaine mission vaccination ; Dr Antoine BROUILLAUD, coordonnateur OMEDIT Nouvelle-Aquitaine Guadeloupe Guyane